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L’histoire de la Mongolie
Histoire générale de la Mongolie : Il y a 500 000 ans: premiers habitants du territoire actuelle de la Mongolie 600-1160 AC: avènement du peuple Ouïghour en Asie Centrale 1155: Naissance de Temüjin (l’écriture du nom diffère sur chaque site internet: Temudjin, Temüdjin, Temujin, Temüjin), future grand Khan 1206: Temüjin, futur grand conquérant mongol est nommé Gengis Khan par une grande assemblée 1206-1227: Les grandes conquêtes Mongols débutent 1227: Mort de Gengis Khan 1260: Fin de l’expansion de l’empire mongol 1650: La Dynastie des Qing contrôle la Mongolie 1911: Proclamation de l’indépendance de la Mongolie dirigé par Bogd Gegen 1919: Retour des chinois en Mongolie 1921: Révolution communiste en Mongolie 1937: Purges anti-religieuse 1961: Entrée de la Mongolie dans l’O.N.U. 1990: Du communisme au capitalisme, transition majeur en Mongolie 2006: Célébration des 800 ans de l’empire mongol
Les premiers habitants du territoire actuelle de la Mongolie: Des découvertes archéologiques récentes ont démontrés que des peuplades habitant le territoire actuelle de la Mongolie, y étaient établis il y a plus de 500.000 ans. Ces habitant seraient les mêmes qui seraient partis à la recherche de nouveau territoire en passant par la Sibérie, puis en traversant le détroit de Béring, pour coloniser l’Amérique du Nord. On peut encore voir de fortes ressemblance dans le mode de vie et dans l’habitat de certains peuples d’Asie centrale (les Tsataans, peuple élevant le rennes et vivant dans des Tipis) et les indiens d’Amérique du Nord. La ressemblance est également évidente au niveau des rites religieux.
Il est généralement admit par les spécialistes sociologues et anthropologues que c’est avant tout le climat et l’environnement qui est responsable des regroupements humains et du mode de vie dans les sociétés primitives. Les conditions extrêmes qui prévalent en Asie centrale oblige les premières peuplades à une domination d’une nature hostile. Cette domination est rendue possible par la recherche de pâturage en fonction des périodes de l’année. On croit que c’est peu de temps après le changement climatique qui eut lieu il y a 140 000 ans que les peuples de la région devinrent nomades. Le climat qui prévalait jusqu’àlors dans cette région d’Asie Centrale leur avait permis de cultiver l’orge. Mais suite aux changements importants dans le climat de la région ils adoptèrent un mode de vie nomade.
Après 1227 : L’empire mongol, suite à la mort de Gengis Khan
À la mort du grand Khan, l’empire est divisé entre ses cinq fils. À Toluï, le contrôle du centre de la Mongolie est donné, à Hülegü la Perse, à Chaghatai l’Asie Centrale, à Batu, l’Eurasie. Mais deux ans après la mort de Gengis Khan, Tolui meurt. C’est Ogedeï qui prend alors le control de l’empire. Ce dernier était encore à cette époque en train de combattre avec l’armée mongole afin d’étendre encore plus l’empire mongole. Il continuera les ravages de son père en vaincant les villes Novgorod et Kiev. Il arrivera à la Volga en 1240. Il soumettra la Hongrie, la Lithuanie et tous les pays périphériques. Toujours à la tête de son armée, il se rendra en Pologne (jusqu’à Krakovie qu’il brûlera). Lorsque l’Europe occidentale commence à voir la menace de la Horde d’Or, Ogedeï retourne en 1241 en Mongolie. Ses deux frères viennent de mourir et les souhaits que Gengis Khan avait exprimé avant sa mort dictait que c’est Ögedeï qui devait prendre les rennes de l’empire mongol jusqu’à l’élection démocratique d’un nouveau chef. À la mort d’Ögedeï, c’est sa veuve qui prit le contrôle de l’empire, jusqu’à l’établissement de son fils Güyük, en 1246. Mais dû à son impopularité croissante, il fut empoisonné. Une autre partie de la famille du Grand Khan (avec Mönkhe) prendra le contrôle de l’empire mongol. À cette même époque, le dernier fils de Gengis Khan, Hülegü, envahit l’Iran, et détruisit Bagdad. Suite à la mort de Mönkhe en Mongolie, les conquêtes de Hülegü (et donc l’expansion de l’empire mongol) s’arrête aux portes de l’Egypte. En 1259, il est temps d’élire un nouveau chef pour l’empire mongol.
1260 : La fin de l’expansion de l’empire mongol avec Kübilaï Khan
C’est le petit fils de Gengis Khan, Kübilaï Khan (1216-1294) qui devient alors l’empereur de l’empire mongol et de la dynastie chinoise Yuan (1271-1368). Le nouveau leader de l’empire changea la capitale pour Khanbalik, ville aujourd’hui connue sous le nom de Pékin. C’est dans cette ville, en 1274, que le Kübilaï Khan rencontre le grand aventurier européen Marco Polo. L’empire mongol atteint son apogée en 1260 alors que les Mamelouks vainquent les mongols en Egypte. À l’est, les conquêtes sont également freiné lorsque 140 000 guerriers mongols trouvent la mort dans un typhon dans une tentative d’invasion du Japon. Lorsqu’il comprend que l’expansion de l’empire est à son maximum, il se concentre à le gérer comme il est. Il s’étend alors de la Corée à la Hongrie et du Vietnam à la Russie en passant par la Géorgie, pays du sud Caucase. Il s’agit du plus grand empire jamais constitué.
Des projets pour contrer la famine sont instauré par la dynastie mongole. Pendant le règne mongol, les 60 0000 000 de chinois sont adminisrés par environ 150 000 mongols. À la mort de Kübilaï Khan, en 1294, les mongols perdent tranquilement le pouvoir au main des chinois de qui ils dépendent. C’est finalement l’empereur Zhu Yuanzhang., de la dynastie Ming (1368-1644) qui les repoussera dans leur territoire actuel.
La fin de l'empire mongol
Suite à la fin de la dynastie Yuan (dirigé par les mongols) plus de 60 000 mongols retournent sur le territoire actuel de la Mongolie afin d’y vivre dans leur mode de vie traditionnel. Des tribus perpétuent des affrontements entre clans rivals et une guerre civile entre les Khalkh (à l’est) et les Oyrats (à l’Ouest) suivra de 1400 à 1454.
La mort de Tamerlan en 1405 , alors chef de l’empire mongol, engendre la fin de l’unité des peuples de la steppe. L’anarchie débute et c’est seulement l’arrivée de Dayan Khan (1488-1543), puis de son fils Altan Khan (1543-1582 ?) qui recréera une certaine unité au sein des tribus Khalkh. Le contrôle de la Mongolie est repris par ce peuple (Khalkh), qui tente alors de renouveler la grandeur de l’empire mongol en entrant en guerre afin de reconquérir les territoires chinois sous la domination de la dynastie des Ming.
En 1571, Altan Khan signe un traité avec les chinois afin de concentrer ses troupes vers le sud (région du Tibet). C’est à cette occasion que le peuple mongol entre en contact avec le bouddhisme. Il embrassera cette religion.
La dynastie des Qing règne en Mongolie
À la mort de Altan Khan, les peuples nomades reviennent à leurs guerres tribales et c’est à cette époque que les Mandchous établissent la dynastie Qing (1644-1911). Le peuple Zungars à l’Ouest, combattait le peuple Khalkh à l’est. C’est pour s’assurer de vaincre les Zungars que les Khalkhs appellent en renforts les guerriers de l’armée de la dynastie des Qing. La dynastie des Qing en profite pour soumettre le peuple Khalkh en 1691 et grâce aux armes (canons) dont elle possède, les Zungars sont vaincu en 1732. Le bouddhisme prend de plus en plus de force puisqu’encouragé par les chinois qui font construire des centaines de monastères dans la région. Les Mandchous règnent sur alors la Mongolie depuis Urga (maintenant Oulan-Bator), Uliastaï et Khovd.
L’union entre la religion et l’état
Un élément très important de l’histoire de la Mongolie est la conversion de Altan Khan au bouddhisme en 1578. De 1639 jusqu’à 1924, le Bouddha vivant (Bogdo Gegen) et ses réincarnations siègent à Urga (aujourd’hui Oulan-Bator). Une alliance entre le clergé bouddhiste et l’aristocratie mongole gouverne le pays de 1691 jusqu’au 20ème siècle, La dynastie mandchous des Qing perçoive d’un mauvais œil ce regroupement.
La préparation de la révolution mongole (avant 1921)
La domination mandchous fondent à Pékin la dynastie de Qing d’où est géré le territoire mongol. La présence très grande de l’empire chinois entraîne un endettement de plus en plus important des mongoles face aux commerçants chinois. À cette époque la productivité catastrophique et les élevages primitifs obligent beaucoup de nomades à se fixer autour des monastères. Ce n’est qu’au début du 20ème siècle que le mécontentement prend de l’ampleur. Il y aura un rejet de la population chinoise et des nobles mongols. Les mongols demandent alors le soutien des russes afin de se révolter contre la présence chinoise sur leur territoire. Des accords sont alors signés entre les russes et les chinois. C’est en 1911 que la dynastie des Qing s’effondre et c’est à ce moment que les princes mongols voient l’opportunité de faire l’indépendance de la Mongolie. Le huitième Bouddha vivant Bogd Khan est proclamé chef spirituel de la Mongolie et ce nouveau pays devient une démocratie. L’indépendance de la Mongolie est alors proclamé mais la Chine garde néanmoins la Mongolie intérieur. Une rencontre rassemble la Russie, la Chine et la Mongolie et le traité de Kyakhta accorde une autonomie très restreinte à ce dernier.
Suite à la révolution en Russie de 1917, le pouvoir aristocrate mongol est sous le choc. En 1919, les chinois reviennent en Mongolie et ce retour a un impact énorme sur la conscience mongole. Un sentiment d’appartenance et de nationalisme émerge alors. Des cercles révolutionnaires voient le jour et une fois de plus, on des contacts sont établis avec les bolcheviques (qui ont débuté la révolution 2 ans auparavant).
La révolution mongol de 1921
En 1921, l’armée russe anti-communiste repousse les chinois hors de la Mongolie. L’armée russe gère alors le pays. Mais à ce moment, les Mongols font alliance avec les bolchéviques en Sibérie afin de repousser l’armée anti-communiste du pays. C’est finalement en 1921 que la révolution socialiste en Mongolie est financé par certains russes. Toujours cette même année, les Bolchéviques reprendront le pouvoir de la capitale mongole Oulan-Bator (Ulaanbaatar) et le gouvernement du Parti du Peuple Mongol s’établit avec à sa tête le huitième Boudha vivant (Bogd Khan). La Mongolie devient alors indépendante mais avec l’aide de la Russie qui profitera de ce retournement pour instaurer son autorité qui durera 70 ans. La République Populaire de Mongolie fut proclamée le 26 novembre 1924, et la Mongolie devint ainsi le deuxième pays communiste du monde.
1930-1980 L'invasion japonaise et les relations russo-mongoles
C’est peu de temps avant la deuxième Guerre Mondial que les japonais envahissent la Mandchourie, (Chine). Ils y remettent au pouvoir le dernier empereur Qing, sans pourtant lui laisser de réel pouvoir. Par crainte d’une invasion de la Mongolie, puis de la Russie, l’armée russe retourne en Mongolie. On calcule que près de 10% de la population totale de la Mongolie est alors enrolée dans l’Armée du pays. C’est finalement en 1939 que le Japon tentent une invasion de la Mongolie mais l’union des armées russes (sous le commandement du général Jukov) et Mongoles les arrêtent. Un traité est alors signer entre le Japon et la Russie pour empêcher toute agression futur. Néanmoins, ce traité est rompu pour repousser les troupes japonaise du continent asiatique. L’indépendance de la Mongolie (République Populaire de Mongolie) est alors reconnue par la Russie et la mort de Staline et de Tchoïbalsan (le Staline mongol), en 1951 apporte une paix relative à cette région du monde. C’est Yumzhagiyen Tsedenbal qui prit la direction de la Mongolie de 1952 à 1984
En 1960, une brouille entre la Chine et la Russie réchauffe la tension entre les deux pays. La Mongolie, ayant des relations privilégiées avec la Russie se rallie à elle. Les deux pays signent un grand nombre de traité (en 1966 et 1986) pour souligner leur partenariat, tant sur le plan économique que militaire. De nombreux soldats russe retournent en Mongolie et à partir des années 1970, de nombreux échangent avec la Russie font en sorte que les mongols partent en Russie afin d’y faire des études. Ils reviennent avec la culture russe, avec sa musique, ses mœurs de consommation (vodka) et sa nourriture. La langue russe devient ainsi la langue seconde en Mongolie.
Les années 1980 : Les réformes et l’avènement de la démocratie
Au cours des années 80, le régime soviétique perd de sa force dans toute la région et Tsedenbal, alors à la tête de l’été mongol, se voit dans l’obligation de quitter pour Moscou en 1984. Il sera remplacé par Jambyn Batmönkhe, un réformateur, en 1986. Mikhaël Gorbatchev décida le retrait des troupes soviétiques de toute la région. Batmönkhe institua alors une Peresroïka sous forme de réformes économique et sociales. Fermeture des Kholkozes, libertés aux entreprises, décentralisation du pouvoir mongol, retour de l’investissement privé, retraite des officiers de hauts rang, furent quelques réformes qui arrivèrent. Un autre élément notable de cette période est le rétablissement des relations entre la Chine et la Mongolie. C’est d’ailleurs en 1989 que la liaison aérienne entre Pékin et Oulan-Bator fut rétablie
La Mongolie depuis 1990
Ce n’est qu’au début des années 90 que la Mongolie adoptera un système dit « démocratique ». Une nouvelle constitution fut adoptée en janvier 1992. C’est dans cette même année que les troupes russes quittèrent définitivement la Mongolie. Le nom officiel du pays changea de République Populaire de Mongolie. Suite la démission de Jambyn Batmönkhe, en mars 1990, c’est Punsalmaagyn Otchirbat qui lui succèdera. L’avènement de cet ancien ministre du commerce extérieur inaugurera une période de libéralisation politique et économique. Des premières élections ont alors lieur en juillet de la même année. Le nouveau Parti Révolutionnaire de Mongolie est reconduit au pouvoir. 3 ans plus tard, soit en 1993, les premières élections présidentielles ont lieu en Mongolie. C’est le président sortant Punsalmaagyn Otchirbat est une fois de plus choisit pour le pouvoir. Il ne sera battu qu’en 1997, lors des élections et sera remplacé par Natchagyn Bagabandi.
En 1998 une crise politique s’engage lorsque le gouvernement, dirigé par les opposants politiques du président, démissione en raison de conflits avec le chef de l’État mongol. Le parti de l’Alliance démocratique présente plusieurs candidat qui sont tous refusés par Natchagyn Bagabandi. En octobre 1998, un nouveau candidat de gauche très prometteur, Sanjaasurejijn Zorig, est assassiné.
Au terme de plusieurs mois de crise, Rinchynnyam Amarjargal, membre de l’Alliance démocratique (AD) est nommé Premier ministre. Cependant, le gouvernement doit faire face à une forte sécheresse en 1999 puis à un hiver très rigoureux en 2000, entraînant la mort de près de 2 millions de têtes de bétail et une famine importante. La Mongolie fait alors appel à l’aide internationale, tandis que l’AD doit faire face à une corruption grandissante, à de fortes dissensions et à l’hostilité du président. Profitant de cette situation de crise, le PPRM remporte très largement les élections législatives de juillet 2000 (72 des 76 sièges du Grand Khural) et Nambariin Enkhbayar devient Premier ministre. En mai 2001, Nachagyn Bagabandi est réélu à la présidence de la République au premier tour de scrutin avec 58% des voix face au candidat démocrate R. Gonchigdorji. La participation atteint 82,64 p. 100. Dans un pays qui s’enfonce dans la pauvreté, tout en étant l’un des plus assistés de la planète, enclavé entre la Chine et la Russie, les anciens communistes conservent l’essentiel des pouvoirs.
Période moderne :
_________________________________ Ont contribué à cette section: Louis-Simon Roy _________________________________ Dernière mise à jour: 15 juillet 2008 |









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Mongolie - Histoire de la Mongolie |






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